25 rameurs de rabaska participent à la prestigieuse course de canot marathon Au Sable, Michigan

By 14 août 2016Nouvelle
ausable river rabaska r9

Du 29 juillet au 1er août, plus de 25 rameurs membres de l’ACRQ se sont rendus à Oscoda, Michigan, pour participer à une toute nouvelle course « exhibition » dans le but de lancer une tradition désormais incontournable : se joindre au C-2 pour une course épique sur la majestueuse rivière Au Sable!

Tout d’abord, c’est quoi le AuSable Canoe Marathon?

Ausable Canoe Marathon, c’est une course de C2. Partant de Grayling (Michigan) à 21 h le samedi, elle se termine pour les vainqueurs aux environs de 11 h 30 le lendemain… vous avez bien lu! La course se déroule majoritairement de nuit, dans le noir le plus total (c’est une région plutôt sauvage!), sur 200 km, et elle dure plus de 14 h. Les canotiers disposent d’un maximum de 19 h, car après ce temps, les officiels arrêtent la course. By the way, l’équipe gagnante de 2016 comporte un Québécois : Christophe Proulx!

AuSable Canoe Marathon, c’est un projet de fou, qui requiert une endurance, une forme physique et un mental hors du commun! Par ailleurs, j’ai été surpris d’apprendre qu’un danger qui guette les rameurs est le mal de mer! La noirceur totale combinée au tangage du canot donne le mal de mer à un point tel que certaines équipes abandonnent la course.

« J’ai déjà vu des gars expérimentés de 45-50 ans brailler comme des bébés, car c’était tout simplement trop dur », m’en ont déjà raconté après ma première Classique.

Donc, quand on m’a dit que les rabaskas seraient de la partie, pour une portion de la grande course Au Sable, ma réaction a tout de suite été : challenge accepted!

Cliquez ici pour en savoir plus sur Au Sable Canoe Marathon!

Mais Au Sable… c’est loin!

Il faut compter une bonne journée de route pour s’y rendre, soit environ 12 heures. Dans notre cas, nous avons été retardés en raison d’une crevaison… Zut! Partis de Montréal à 8 h le matin, nous sommes arrivés au terrain de camping d’Oscoda vers minuit.

Heureusement, 12 heures en compagnie d’une gang de canotiers aussi allumés peuvent être drôlement plaisantes : chants, anecdotes sur la Classique et jeux de tout genre!

Jour de pratique de rabaska

Samedi matin, nous embarquons sur la rivière pour une pratique qui permet, entre autres, de balancer les équipes. Après deux bonnes heures de pratique, on rentre au camping pour se doucher ni plus ni moins directement dans la rivière! Étais-je en camp de vacances?! 😉

Après une brève visite des trois sites de portage, direction Grayling pour assister au départ des canots C2.

Le départ des C2

À Grayling, les canotiers de rabaskas sont reçus comme des rois : une passe VIP pour boire et manger gratuitement (mais évidemment, on y va doucement sur l’alcool, car c’est jour de course le lendemain!).

Dès 8 h 45, il y a de l’électricité dans l’air; les canots C2 sont placés sur la ligne de départ. Nombreux sont les spectateurs qui viennent pour assister à ce départ enlevant. Ceux-ci auront à parcourir 500 mètres en portage jusqu’au site de mise à l’eau, là où la rivière est étroite et laisse présager une bataille pour pouvoir mettre son embarcation à l’eau.

À 9 h, le signal est donné. La foule encourage bruyamment les canotiers qui s’élancent sur le parcours de portage. Les premiers s’échappent rapidement sur la rivière, tandis que les canots suivants doivent batailler pour se trouver un espace sur l’étroite rivière.

Peu de temps après, nous décidons de jeter un œil sur un pont tout près afin de voir les canots défiler de nuit sur la rivière. Quel spectacle de ne voir que des petites lumières s’avancer vers nous! Mais bon, maintenant au dodo, car le départ des rabaskas est prévu à 6 h le lendemain matin!

La rivière AuSable : un défi technique élevé pour les rabaskas

Après un lever du corps abrupt, on se rend au site du premier portage pour le départ. Le site est parfait et la rivière magnifique!

Heureux mélange de large rivière et de méandres, la rivière AuSable offre également un défi technique pour les rameurs du premier banc qui doivent constamment communiquer au barreur la direction à prendre (félicitations aux rameuses du banc 1 de l’équipe de Waterloo qui ont fait un travail remarquable!). À côté de moi, dans le banc 5, Mark, un Américain de très grande stature, nous indique le chemin à emprunter et les pièges de la rivière à éviter.

Notre canot prend les devants et évite habilement les pièges, alors que le canot derrière tente des dépassements dans des battures et hauts fonds qui ne pardonnent pas.

Après environ 4 heures et demie de rame, les rabaskas se livrent une chaude lutte dans les derniers mètres. C’est nez à nez que l’on franchit pour une première fois la ligne d’arrivée. Pour ma part, je n’en peux plus, j’ai donné toute l’énergie qu’il me restait! La foule qui nous accueille est ravie de cette arrivée épique. Je suis fier d’avoir pris part à cette course historique qui, je l’espère, marquera le début d’une longue tradition canadienne et américaine!

Un bilan des plus positifs

Tant pour l’organisation de l’événement, le parcours, la course et l’intérêt porté envers notre sport, c’est un bilan positif sur toute la ligne pour le canot R9 à AuSable. Cette course inaugurale fait littéralement rêver et donne envie de voir davantage d’équipes (pourquoi pas américaines!) y prendre part l’été prochain.

Mark a d’ailleurs écrit un excellent billet de blogue sur son expérience avec nous : à lire absolument!

Leave a Reply